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RÉFLEXION SUR LA CHASSE AUX PHOQUES PAR UN AMI DES ANIMAUX

LA COMPLAINTE DES CHASSEURS DE PHOQUES DU CANADA

Je suis abasourdi par la complainte des chasseurs de phoques. Si tout l'argent investi par le Gouvernement versus le peu de revenu généré par cette chasse ne parvient pas à procurer aux chasseurs de phoques suffisamment de revenu et de travail, quand donc le Gouvernement reconnaîtra-t-il, d'une part, que cette chasse n'est pas rentable et qu'elle saigne le pays?

Savez-vous que près d'un million de dollars ont été investi en mars de l'an dernier dans le projet Madelipêche pour "la valorisation intégrale du loup-marin"?

Savez-vous que le Québec a subventionné l’Université Laval pour un montant d’au-delà de 10 millions de dollars afin d’essayer de trouver des vertus à l’huile de phoque et que plusieurs autres chercheurs universitaires du Canada sont également subventionnés, entre autres Fereidoon Shahidi http://www.mun.ca/biochem/info/faculty/faculty.html

Il existe déjà des sources végétales d'Oméga très efficaces. Pourquoi le Gouvernement ne les développe-t-il donc pas et n'en fait-il pas la promotion s'il a tant à coeur de soigner la santé du peuple -et non de pourvoir en occupationnel les scientifiques et universitaires de ce pays qui pourront se consacrer à autre chose de plus digne? Pourquoi le Gouvernement n'essaie-t-il pas plutôt de faire en sorte que nos bébés Inuits n'ingurgitent plus de mercure et de BPC à travers le lait de leurs mères atteintes d'ostéoporose à 35 ans en s'alimentant de phoques et graisses animales supposées si extraordinaires? Que leur rapporte donc une telle alimentation? A quoi servent des artères bien huilées à l'huile de phoque si par ailleurs l'ossature s'effrite?

Et que dire de ce que le Gouvernement encourage cette croyance que certaines parties du phoque possèdent des propriétés aphrodisiaques alors qu'il est bien clair que ça n’est pas un aphrodisiaque que ces peuples achètent mais l’idée d’un aphrodisiaque?

Nous avons d'autre part toutes les preuves que l'effondrement des stocks de morue n’est nullement dû à la prédation par le phoque mais est attribuable à la surpêche pratiquée par l’homme.

97 scientifiques ont conclu que toutes les recherches destinées à établir un lien entre la prédation par le phoque et la diminution des stocks de poisson de fond au Canada avaient échoué. Ces scientifiques ont signé une pétition l'attestant.

La surpêche ainsi que l’exploration pétrolière et gazière dans les zones de Terre-Neuve et du Labrador sont toutes des causes d’extinction de la morue.

Un ministre canadien a même admis que les programmes en place étaient si boiteux qu’ils avaient permis aux navires-usines étrangers de venir vider l’océan de tous ses poissons, particulièrement au large de Terre-Neuve.

Aucune preuve n'a pu être établie dans le monde ENTIER que l'élimination d'un mammifère marin avait profité à la pêche commerciale.

Il ressort même que la réduction de la population de phoques pourrait bien déséquilibrer l’écosystème.

Actuellement, certains organismes de défense animale se questionnent sur ce qu’il est advenu d’un million de peaux de phoques disparues. Serait-ce qu’elles n’ont pas trouvé preneur?

Et maintenant, examinons un peu la cruauté abominable de cette chasse qui se fait à coup de pics et de gourdins.

Qui accepterait que l'on tue son chien ou son chat de façon aussi violente? Ne dirait-on pas que c'est cruel et barbare? Alors pourquoi les chasseurs et le gouvernement prétendent-ils le contraire lorsqu'il s'agit de tuer les phoques de cette ignoble façon?

Un pays comme le Canada ne peut poursuivre ainsi une activité aussi condamnable, la preuve en étant qu’à chaque année des chasseurs de phoques reçoivent des amendes pour cruauté et conséquemment, s’il y a des chasseurs condamnés pour cruauté, c’est qu’il y a cruauté.

Les phoques sont des êtres sensibles qui ressentent et éprouvent stress et douleur. Peut-être que le gouvernement ne veut pas en tenir compte à cause de l'enjeu monétaire mais alors si c'est le cas, c'est encore plus grave et signifie que nous privilégions la barbarie au nom de l'argent. Il existe des façons plus valorisantes de faire tourner l'économie.

L'aspect violent que revêt cette chasse se répercute également sur les enfants de cette société. Dernièrement, 3 gamins d'une dizaine d'années s'amusaient à massacrer un phoque. Les jeunes répètent ce qu'ils voient faire. Lorsque l'on banalise la violence, on récolte la violence. Tuer est un acte violent, que ce soit des animaux ou des hommes.

Je pense qu’il arrive un moment dans l’évolution d’une civilisation où l’homme doit accepter de réviser certains de ses comportements. C’est ainsi qu’une société évolue et progresse.

Lorsqu’elles revêtent un caractère aussi cruel et aussi barbare que celui du massacre des phoques, certaines pratiques archaïques et primitives maintenues parce que qualifiées de traditionnelles ne peuvent plus être admises et doivent être abandonnées; c’est ce qui explique que certains s’opposent à l’excision, même si cette pratique est jugée normale et traditionnelle par d’autres.

Je ne suis pas très fier de ce Québec et de ce Canada grands exportateurs d’aphrodisiaques qui entretiennent des mythes, subventionnent indûment une telle activité et en font la promotion mensongère.

Sur la base de ces constats, nous ne pouvons que reconnaître et affirmer que tout justifie la fin de cette chasse ignoble indigne du peuple canadien de ce nouveau millénaire.

Savez-vous que le 13 mars de cette année, plusieurs pays ont manifesté en signe de protestation contre cette chasse devant les ambassades du Canada de la Belgique, de la Norvège, de la Grande-Bretagne, de l'Ecosse, de la Hollande, de l'Irlande, de la Suède, de la Suisse de l'Espagne, de la Tchécoslovaquie de la Nouvelle-Zélande et des Etats-Unis ? Ce même jour, une manifestation se tenait également devant les bureaux des ministres de plusieurs provinces canadiennes.

Je dénonce cette chasse à laquelle s'oppose la majorité des canadiens et sur laquelle de nombreux pays posent le regard.

Un ami des Phoques
Le 30 mars 2001